You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
« Oui, mais la vie est un méli-mélo de toutes choses. »
Le problème de l'angoisse, comme d'ailleurs tous les problèmes psychanalytiques, est susceptible de recevoir, en plus de la bonne solution dans laquelle Freud nous a engagés, deux sortes de mauvaises solutions.
Parmi les successeurs de Freud, les uns, en effet, Melanie Klein et son école, dont nous ne mettons pas en question la richesse de l'apport clinique et théorique, en passant sous silence les conditions extérieures de l'angoisse paraissent la réduire à une lutte entre des instincts substantifiés au sein d'un univers fantasmatique presque entièrement clos ; les autres, au contraire, en minimisant les facteurs internes de l'angoisse mettent selon nous beaucoup trop l'accent sur l'influence du milieu (physique, familial ou social). Karen Horney (**) représente cette dernière tendance que l'on doit, nous semble-t-il, rattacher au culturalisme et en général à tous les mouvements qui reprochent à Freud d'être trop « biologiste », comme pour se justifier d'être sociologiques à l'excès.
La plupart d'entre nous se tiennent certes éloignés de ces deux extrêmes. Toutefois cette position théorique assez courante et défendue par d'illustres confrères [2 et 3], qui consiste à nier le dualisme instinctuel