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La nature, l'origine et les fonctions des fantasmes constituent un des chapitres les plus controversés de la doctrine analytique. Ils ont été surtout étudiés chez l'enfant.
Les travaux de métapsychologie montrent que l'on peut discuter et décrire les phénomènes de la vie consciente et inconsciente de deux façons. Le mode le plus en usage consiste à faire intervenir le point de vue topique et à décrire un certain nombre d'instances d'origines diverses dont les produits conscients ou inconscients sont autant de résultats correspondant à un déséquilibre de forces contradictoires ou divergentes (pulsions du ça, mécanisme du Moi, etc.). Un autre mode consiste à décrire la vie psychologique comme un ensemble de conflits se déroulant dans le temps ayant un point de départ, un déroulement dramatique (pour reprendre l'expression de Politzer) dans lequel l'individu semble impliqué dans son unité et cherche des solutions en fonction de principes économiques et de l'évitement des situations dangereuses. Le complexe d'Œdipe, son déroulement et son déclin en sont l'exemple le plus frappant.
La notion de fantasme a été valorisée à propos de cette forme dramatique du déroulement de la vie mentale mais nous pensons qu'il est difficile de tirer de la littérature analytique une définition de prime abord satisfaisante.
De toute façon l'importance de cette dramatisation des pulsions et des angoisses de l'individu doit être soulignée puisqu'elles représentent les formes mêmes qu'appréhende le psychanalyste dans son expérience quotidienne, les autres instances étant le fruit d'une élaboration secondaire faite par l'observateur et à proprement parler métapsychologique.
En psychanalyse d'enfants le problème se pose avec plus d'acuité puisque le matériel recueilli est dans sa plus grande partie fantasmatique, les « productions spontanées » prenant