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L'Auteur souligne combien il est fréquent que les parents dont les enfants présentent quelque trouble névrotique en fassent remonter l'apparition à une maladie corporelle au décours de laquelle l'enfant leur est apparu comme « différent ».
Mais quand on cherche à évaluer le rôle de la maladie corporelle dans la vie mentale de l'enfant, il est souvent extrêmement difficile de faire la part de plusieurs causes de perturbations pourtant essentiellement différentes les unes des autres.
Parmi ces facteurs perturbants, les uns sont objectivement modifiables. Ce sont les diverses modalités de l'hospitalisation et des soins médicaux ou chirurgicaux et surtout la qualité du « nursing » dont est entouré l'enfant. Les autres sont au contraire essentiellement subjectifs, à savoir les effets internes de la maladie et de la douleur et les inévitables changements dans la distribution de la libido.
Dans cet article, l'Auteur étudie d'abord les changements du climat et de l'environnement qui accompagnent la maladie, puis les retentissements de l'expérience passivement subie du « nursing ».
Les restrictions apportées aux mouvements de l'enfant malade, le régime qui lui est imposé, les opérations qu'il doit subir sont ensuite analysés avec un rappel des principaux travaux déjà consacrés à ces sujets.
Passant ensuite en revue les effets de la sensation de maladie et de la douleur, l'Auteur termine cet article capital par un intéressant parallèle entre le comportement de l'enfant abandonné à lui-même et qui prend soin de son propre corps comme s'il s'était identifié à la mère perdue, et le comportement de l'adulte hypocondriaque qui, ayant retiré sa libido du monde objectai, en concentre l'intérêt sur son propre corps.
P. Bensoussan.