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En guise de préambule, l'Auteur fait remarquer combien sont fréquentes les erreurs commises par des personnes soi-disant bien informées quant aux positions respectives de la psychanalyse et de la discipline. Il n'est pas rare de voir affirmer que le but de la cure analytique est d'éliminer de la conduite
toute trace de discipline et qu'on ne peut y arriver détruisant toute moralité individuelle. Les mêmes personnes pensent que le critère du traitement n'est autre qu'une libération de tous les instincts sans distinction.
L'Auteur n'a qu'à peine besoin de souligner la fausseté de ces assertions. Loin de considérer que la libération instinctuelle soit un mode d'existence compatible avec la vie adulte, la psychanalyse ne tend au contraire qu'à faire prendre conscience à l'individu de ses pulsions afin qu'il soit mieux à même de les contrôler et d'en utiliser l'énergie.
De l'avis de l'Auteur, une des raisons primordiales de cette fausse perspective est l'ambiguïté même du concept de discipline. On tend trop souvent à confondre la discipline interne de l'individu pleinement conscient avec les défenses réactionnelles aux instincts réprimés.
Au cours de cet article, Melitta Sperling souligne avec de nombreux exemples cliniques les erreurs que cette confusion entraîne chez ceux auxquels revient la tâche d'encadrer et de former les jeunes enfants, qu'il s'agisse des parents ou des éducateurs. Elle termine par un intéressant parallèle entre les rapports parents/enfants et ceux qui existent entre le groupe social et son leader.
P. Bensoussan.