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C'est en 1884 que Freud entreprend sa monographie sur là cocaïne. Il préconise son emploi dans les cas d'indigestion, d'intoxication à la morphine, de l'asthme, comme stimulant chez les neurasthéniques et comme excitant sexuel. Ses recherches permettent la mise au point de l'anesthésie locale par la cocaïne dans la chirurgie de l‘œil. Peu de temps après, cependant, on tente volontairement ou involontairement de dévaloriser les travaux de Freud. Peiné, il abandonne ses recherches mais non sans devenir la cible des critiques malveillantes. : on lui reproche d'avoir ajouté aux intoxications par l'alcool et la morphine, celle par la cocaïne. Il reprend alors ses travaux et précise que l'amélioration obtenue par la cocaïne dans les maladies internes et nerveuses n'est pas due à une action directe de la cocaïne sur la substance du nerf moteur des muscles mais à un effet indirect de l'amélioration d'un état général de l'organisme. Les effets de la cocaïne sont très inégaux, dit-il. La raison de cette inégalité réside dans les différences d'excitation individuelle et dans la différence des « vaisseaux nerveux » sur lesquels agit la cocaïne. Et Freud conclut : comme le degré de cette excitation est généralement inconnu et que les dispositions individuelles ne le sont pas davantage, il est préférable d‘éviter, autant que possible, l'emploi de la cocaïne en injection sous-cutanée dans le traitement des maladies internes et nerveuses.
C'est dans une communication du mois de mars 1885 que Freud recommande