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C'est là, comme le remarque l'auteur, un sujet d'autant plus intéressant que s'il soulève un grand nombre de problèmes théoriques cliniques et particulièrement techniques, on ne peut par contraste qu'être frappé du petit nombre de travaux qui lui sont consacrés.
Dans cet article A. Reich se borne à étudier la situation du transfert telle qu'elle se présente à la fin de l'analyse ; Deux articles de base traitent de ce sujet : celui de Freud : Analyse terminée et analyse interminable, et celui de Ferenczi : Le problème de la fin de l'analyse. L'opposition est considérable entre l'optimisme de Ferenczi qui pense achevable une liquidation totale du complexe de castration et le scepticisme de Freud quant à l'analyse des conflits latents. L'auteur étudie successivement ces deux positions et met en lumière, tout en en faisant une critique serrée, les progrès techniques qui semblent actuellement permettre une meilleure approche de cette question.
Mais ce qui semble conditionner pour l'auteur la situation de transfert à la fin du traitement, ce sont les buts que l'analyste s'est assignés. S'il a su se contenter de libérer les anciennes sublimations et d'aider son patient à en acquérir de nouvelles, il doit considérer que des résidus des désirs infantiles subsisteront sans doute et que même à la fin de l'analyse on pourra découvrir quelque survivance du transfert. Il ne lui semble pas que les liens de transfert puissent être si complètement dissous par l'analyse que le pense Ferenczi. En fait, il existe toute une période qui fait suite à la fin du traitement et où la relation qui unit le sujet à son thérapeute n'est pas encore absolument indépendante. A. Reich rapporte que chez la plupart de ses analysés subsistaient quelque temps encore des fixations infantiles sur l'analyste, le désir d'en être aimé, de rester à son contact ou de s'engager ensemble dans l'amitié. Cette période lui semble très comparable à celle du deuil, le temps venant peu à peu atténuer puis effacer ces lie