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Nous publions ici les principales interventions qui ont été présentées au cours du colloque organisé par la Société psychanalytique de Paris sur les critères de la fin du traitement psychanalytique dans ses réunions du 16 mars 1954, du 5 avril 1954, des 5 et 8 mai 1954.
Il nous est en effet impossible de donner ici le compte rendu complet des nombreuses interventions que la discussion a pu susciter au fur et à mesure qu'elle progressait. (N. D. L. R.)
par S. NACHT
Quand peut-on juger qu'un traitement est terminé ?
En apparence, la réponse à cette question semble devoir être d'une simplicité digne de M. de La Palisse : on peut juger qu'un traitement est terminé lorsque le malade est guéri.
Oui, mais qu'est-ce que la guérison ? Est-ce la disparition des symptômes, comme on pourrait le croire ? Il est d'autant plus difficile d'y répondre que l'expérience psychanalytique nous enseigne précisément que la disparition des symptômes ne signifie pas nécessairement à elle seule guérison, et cela pour des raisons que je développerai plus loin.
Il nous faut donc définir d'abord ce qu'est au juste l'état de santé. Sans aller jusqu‘à la fameuse définition du Dr Knock, nous savons néanmoins combien l‘état de santé, et surtout la santé psychique, est difficile à définir en une formule précise et rigide, en ce qu'il résulte d'un ensemble mouvant et fragile d'action et de réaction.
Il s'ensuit que le tracé de la frontière qui sépare l'état de maladie