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La pratique de la psychanalyse d'enfants nous a tout de suite amenés à porter notre attention sur les parents (3). D'abord pour une raison facile à deviner, ce sont eux qui interrompent le traitement sans que l'on puisse espérer éviter cet accident en agissant sur l'enfant dont on s'occupe, comme c'est le cas en psychanalyse d'adultes. Ensuite, parce que nous nous sommes progressivement aperĉus que dans beaucoup de cas nous buttions contre des difficultés qui ne pouvaient être imputées ni à l'enfant en traitement, ni aux imperfections de la technique et dont il fallait rechercher la raison à l'extérieur, c'est-à-dire dans l'entourage de l'enfant.
Nous avons donc commencé à nous occuper des parents sans technique bien précise avec l'idée de les faire parler de leur attitude à l‘égard des enfants dont on s'occupait par ailleurs et de leur donner quelques conseils de tolérance à l‘égard du symptôme ayant motivé le traitement.
Les difficultés rencontrées ont dépassé nos prévisions. Le bref exposé de l'un de nos tout premiers cas montrera que s'occuper des parents n'est pas sans danger et demande de la part de celui qui le fait une certaine préparation. Il s'agissait d'une fille de 6 ans en psychothérapie pour énurésie et dont le comportement à l'intérieur du traitement laissait entendre que le symptôme était entretenu par une