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L'auteur, il y a déjà vingt ans, avait demandé à 29 collègues anglais de répondre à 63 questions sur les critères de la technique. Vingt-quatre répondirent complètement, et seulement 6 questions recueillirent l'unanimité, parmi lesquelles une importante, la nécessité d'analyser le transfert. Depuis ce temps, les écoles psychanalytiques se sont multipliées. Beaucoup d'analystes, à cause des demandes de psychothérapie, se sont éloignés de la vraie analyse, allant jusqu'à écrire comme Alexandre et French que « toute thérapeutique qui accroît les fonctions d'intégration du moi devrait être appelée psychanalytique Les positions théoriques sont devenues aussi très variables. Encore doit-on tenir compte des psychothérapies d'inspiration psychanalytique.
Mais une confrontation scientifique sur les critères de la psychanalyse exige qu'il soit employé un langage scientifique. Glover insiste sur le danger des critères uniquement basés sur les résultats statistiquement rassemblés. (Il cite une statistique de Eysenck qui donne 44 % de guérisons au bénéfice de la psychanalyse pour 66 % au bénéfice des psychothérapies dites éclectiques.)
Glover estime que 24 facteurs (dont il donne la liste en appendice) peuvent