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L'article est consacré surtout aux identifications dans la schizophrénie. On comprend que basées sur les mécanismes préœdipiens, elles soient très particulières. Edith Jacobson utilisera, par analogie avec le terme « représentation
d'objet » celui de « représentation de soi » qui est très troublée dans les psychoses. Le psychotique présente des troubles qui concernent l'objet comme lui-même, d'une faĉon analogue à l'enfant qui ne distingue pas son propre corps de l'objet d'amour. L'enfant arrive à croire qu'il est lui-même une partie de l'objet d'amour tout-puissant. Ce sentiment prépare le développement des identifications du Moi et du Surmoi. Il ne s'agit plus d'être une partie de l'objet d'amour, mais de devenir comme lui dans le futur. L'auteur présente deux cas de régression à partir des identifications « réalistes » du Moi et du Surmoi et à des identifications « magiques » chez un maniaco-dépressif et chez un schizophrène. Le maniaco-dépressif qui a constamment besoin d'une réassurance narcissique de la part de l'objet d'amour, dans ses idées délirantes de culpabilité, se traite comme s'il était lui-même le mauvais objet d'amour. Le schizophrène, après s'être traité dans le stade prépsychotique comme s'il était l'objet d'amour, dans son délire se croit devenu un autre objet. A ce propos citant l'épisode psychotique d'une jeune sociologue, l'auteur insiste sur les élaborations philosophiques qu'elle exprimait dans son délire : elle passait de la relation objectale « closeness » (intimité) à l'identification « likeness » (être comme) et aux identifications totales et magiques : d'abord « sameness » (être exactement le même) et éventuellement « oneness » (c'est-à-dire la complète fusion de soi et de l'objet d'amour). M. Klein a d'ailleurs insisté à juste titre sur la fluidité des investissements des schizophrènes et leur difficulté à tolérer l'ambivalence.
En conclusion, l'auteur compare les maniaco-dépressifs et les schizophrènes : chez les premiers, la régress