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Cette étude est consacrée essentiellement au langage des schizophrènes. Elle est basée sur l'analyse classique de 6 cas, dont 3 schizophrènes hallucinés.
Le langage du schizophrène est son mode d'action, au service du processus de la rupture avec l'objet ou de ses identifications projectives.
L‘étude de Bion se poursuit par des exemples cliniques qu'il est à peu près impossible de résumer, mais que les lecteurs qui s'intéressent aux traitements des schizophrènes par les tenants de l‘école dite anglaise auraient intérêt à lire.
La conclusion de cet article, qui réfléchit évidemment les vues de M. Klein, est la suivante : « Au début de la position infantile dépressive, les éléments de la pensée verbale augmentent en intensité et en profondeur. En conséquence, la douleur due à la réalité psychique est exacerbée par cette verbalisation et le patient qui régresse à la position paranoïde schizoïde tend à détruire sa capacité à penser verbalement, comme un des éléments qui la spécialement amené à souffrir. »