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Dans cet article, H. R … expose les techniques employées dans le traitement des schizophrénies par « l'école anglaise », conformément aux vues de M. Klein à ses traitements des névrosés, des cas « border-line » de psychoses et des enfants.
Le traitement est basé sur :
Interprétations du transfert positif et négatif, sans ambition de réassurance ou de rééducation ;
Reconnaissance et interprétation du matériel inconscient ;
Surtout interprétation des anxiétés manifestes et latentes.
L'auteur pense qu'il existe une véritable « psychose de transfert ».
Le traitement des schizophrénies aiguës devrait se faire le plus souvent à l'hôpital avec le secours d'un personnel éclairé. (En particulier les infirmières auront souvent à rassurer le patient, ce que ne doit pas faire l'analyste.) Les conditions actuelles à Londres sont loin d'être satisfaisantes. Avec les schizophrènes, les interprétations doivent porter plus sur le comportement, les gestes et la mimique que sur les éléments verbaux qui peuvent être très réduits. Si l'interprétation touche la source de l'anxiété, on obtient du matériel verbal. Les anxiétés les plus sévères sont liées à la situation de transfert. L'auteur donne maintenant l'exemple d'Anne, dans sa troisième attaque de schizophrénie, alors qu'elle avait 17 ans. Il soigna Anne chez lui et dut faire les premières séances en présence de la mère. Une situation transférentielle triangulaire s'établit alors, Anne médisant de sa mère après avoir simulé un extrême désintérêt pour l'analyste. Elle permit à sa mère de quitter le cabinet de consultation, lorsque l'analyste lui donna une interprétation d'une hallucination auditive, comme « si sa mère interne voulait la rendre ridicule devant l'analyste ». Ultérieurement, elle s'intéressa à son père et voulait partager le ht des parents. Au cours d'une séance, elle mit entre ses lèvres l'extrémité allumée d'une cigarette et elle voulut s'enfuir, épouvantée. L'analyste lui interpréta ce comportement comme lié au désir qu'el