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La présente étude est basée sur le traitement de psychoses franches et de psychoses latentes (l'auteur préfère ce terme à celui de cas « border line »).
La thèse suivante est admise : la faiblesse du moi de ces malades peut être comparée à celle du moment génétique où le Moi acquiert son autonomie à partir de l'unité « diyadique » avec la mère. La même situation se retrouve dans le transfert.
Cet état archaïque du Moi, forcément chargé d'oralité, peut être confronté verbalement, dans la situation thérapeutique, avec ses secteurs plus évolués.
G. B … note encore le caractère concret de la pensée de ces malades qui donnent leurs pleines significations aux métaphores et symboles. Ces mécanismes proches de la pensée magique doivent faire l'objet d'élaborations interprétatives qui ramènent à la situation primitive avec la mère (Moi et Non-Moi).
L'explicitation de la situation de transfert est toujours un des meilleurs outils thérapeutiques : le patient peut y exprimer ses fantaisies primitives. Lorsqu'il est très anxieux, il est réassuré par l'atmosphère thérapeutique. Le danger est que les réactions transférentielles deviennent trop intenses, colorées qu'elles sont par l'agressivité primitive et le désir d'incorporation. A ce point de vue, notre action psychanalytique doit être aidée par l'assistance de tout le personnel hospitalier. De même, il n'est pas possible, ni souhaitable que l'analyste supporte toute l'agressivité du patient qui doit arriver à se contrôler.
La dissociation du Moi reproduit l'ambivalence des désirs projetés sur les parents primitifs. L'analyse de cette situation dans le transfert est indispensable. Mais le schizophrène élargit son transfert à tout l'entourage de l'analyste. Il y a intérêt à ce que les « acting out » se réduisent à peu près complètement.