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Le développement de la théorie, de la clinique et de la technique psychanalytiques rend nécessaire une mise au point à propos des indications et des contre-indications de cette forme particulière de psychothérapie. Cette question n'a été l'objet jusqu'ici, à notre connaissance du moins, que de rares études. Le sujet en est donc relativement neuf. Nous nous bornerons, en ce qui nous concerne, à tenter dans ce rapport une mise au point provisoire de problèmes que nous sommes loin de prétendre résoudre définitivement.
Nous voudrions dès maintenant souligner pourquoi la question des indications, des contre-indications et des résultats du traitement psychanalytique pose justement au psychothérapeute des problèmes si difficiles à résoudre. Quelle que soit la classification qu'on adopte pour l'étude des névroses, il n'en reste pas moins que l'étiologie, révolution et le pronostic lointain de ces affections dépendent de facteurs dont l'appréciation quantitative est des plus difficiles ; ils sont fonction :
— d'une part de la force de l'instinct ;
— d'autre part de celle du Moi.
Or la thérapeutique psychanalytique doit appréhender constamment les réactions qui résultent de la rencontre de ces deux forces. Si nous sommes maintenant capables d'apprécier, dans une certaine mesure, comment l'équilibre névrotique s'établit entre les pulsions et le Moi, nous ne pouvons, par contre, jauger avec précision les facteurs quantitatifs en présence. Des notions telles que la force du Moi, par exemple, ont été souvent décrites avec compétence par divers psychanalystes.