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« Quelle mécanique incompréhensible a soumis les organes au sentiment et à la pensée. Comment une seule idée douloureuse dérange-t-elle le cours du sang ?… Quel est ce fluide inconnu et dont l'existence est certaine, qui, plus prompt, plus actif que la lumière, vole, en moins d'un clin d'œil, dans tous les canaux de la vie, produit les sensations, la mémoire, la tristesse ou la joie, la raison ou le vertige, rappelle avec horreur ce qu'on voudrait oublier, et fait d'un animal pensant, ou un objet d'admiration ou un sujet de pitié et de larmes ? »
Les découvertes dramatiques des relations corps esprit qui ont éveillé ces dernières années l'intérêt, non seulement des psychiatres, mais de toute la profession médicale et des profanes, ont en même temps donné Heu à certaines confusions et à un manque de définition au sujet de la signification du terme Médecine psychosomatique. Pour certains, elle est virtuellement un synonyme de psychogenèse et donne lieu à des dénominations erronées telles que « mal de tête psychique ». Pour d'autres, le terme se limite à ces maladies physiques auxquelles on sait que les facteurs mentaux contribuent de manière significative, par exemple : l'asthme bronchique, la colite ulcéreuse, l'arthrite rhumatoïde, etc. A notre avis, de telles opinions sont malheureuses dans la