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L'auteur reprend d'abord les vues de Freud sur le transfert : les causes en sont la tendance à répéter indéfiniment des modes d'aimer acquis dans l'enfance, un besoin d'aimer créé par le manque de satisfaction libidinale provenant de fixations inconscientes.
Le transfert devient si intense et durable dans la mesure où il sert les résistances.
Pour Henri Racker d'autres éléments entrent en jeu : Importance de l'abolition de la rejection qui provoque le transfert spécialement intense des objets rejetants internalisés sur l'analyste.
Besoin d'amour d'autant plus fort que la rejection projetée sur l'analyste est plus forte.
En même temps le malade réagit au processus analytique basé sur la tolérance et les interprétations qui réduisent les tensions, comme à des manifestations d'affection.
C'est la capacité d'amour qui est ainsi intensifiée.
Enfin le transfert analytique est caractérisé par sa plus grande profondeur : l'analyse des mécanismes de défense oblige en effet le patient à affronter des situations évitées en dehors de l'analyse.
L'auteur insiste sur le double rôle du transfert tel qu'il est décrit par Freud : 1° Permettre au patient grâce aux expériences du transfert de retrouver ses souvenirs d'enfance; 2° Vivre à nouveau ses expériences infantiles dans de meilleures conditions.
Les analystes adoptent un point de vue ou l'autre sans noter clairement la divergence entre les deux :
Dans le premier cas le transfert est considéré comme un produit de la résistance (le patient revit pour ne pas se souvenir).