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Réagissant à la fois contre une extension trop grande de la psychanalyse appliquée souvent comme une sorte de panacée et, contre les barrières trop rigides de son cadre nosologique, l'auteur précise son point de vue selon lequel :
Il est absolument erroné d'étendre le champ de la psychanalyse aux troubles mineurs (importance du critère de la souffrance réelle) qui sont sans doute plus généralisés qu'on ne le suppose, tels certains petits troubles psychosomatiques, petites phobies, etc., et qui n'empêchent nullement l'intégration sociale ; aux troubles réactionnels de moindre gravité ; aux malades chroniques et à des cas où la faiblesse du Moi s'avère manifeste ;
Il est nécessaire de réserver ce mode de traitement aux cas classiques de névrose réactionnelle ou de caractère et de l'étendre aux cas graves, limites, même de la psychose, sortant du cadre nosologique classique, qui disposent de bonnes ressources personnelles et qui sont incapables de bénéficier d'autres méthodes de traitement. Il faut, dans ces cas, qu'ils soient prêts, sans garantie du succès, à se soumettre au long travail d'analyse.
Il est indispensable, dans ces derniers cas, que l'analyste lui-même ne soit pas persuadé, à l'avance, de l'inutilité de son effort. Cette attitude ne pourrait que conditionner l'échec. La méthode du traitement de ces cas difficiles devra sans doute subir quelques modifications par rapport à la méthode classique. Bibl.
Shentoub.