You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Ce même problème, déjà traité dans les numéros précédents, continue à être l'objet d'une discussion. La pratique psychiatrique et celle de la médecine psycho-somatique incitent ces auteurs non seulement à employer les différentes formes de psychothérapie, dite dynamique, mais, en même temps, à voir parfois dans l'application de la psychanalyse orthodoxe, un danger : il en serait ainsi de l'analyse des situations transférentielles au cours desquelles s'opèrent des régressions. De plus en plus, on voit se préciser l'attitude, discutée et discutable, selon laquelle l'application stricte des règles analytiques doit rester réservée davantage à la recherche scientifique qu'à la thérapie courante. Telle est la position de F. Alexander, qui, par ailleurs, tout comme F. F. Reichmann, ne voit pas de différence essentielle entre la psychanalyse et la psychothérapie. Bien plus souple est la position de Rangell qui, après avoir esquissé certaines analogies et certaines différences entre ces deux méthodes, discute des indications et des contre-indications de ces techniques en fonction des cas à traiter. Bibring aborde le problème d'une manière plus méthodologique. Il étudie les définitions des « agents thérapeutiques » employés dans ces deux méthodes, comme par exemple : la suggestion, l'abréaction, les techniques d'interprétation, etc. Gill, s'attache plus particulièrement à envisager ces deux disciplines comme deux méthodes thérapeutiques et ce faisant, il tente de dissiper certaines confusions concernant la terminologie employée. Il expose enfin les buts poursuivis par l'une et par l'autre technique et affirme, sans pour cela minimiser le rôle de la psychothérapie, la supériorité incontestable de la psychanalyse classique.
Il semble résulter de ces travaux qu'il existe un malaise qui va en croissant avec le développement des méthodes psychothérapeutiques. Les principes théoriques eux-mêmes de la psychanalyse et non seulement leur application pratique paraissent remis en questio