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L'auteur traite ici des sujets chez qui l'acting out est une habitude de toujours et non pas de ceux qui utilisent l'acting out au cours d'une psychanalyse comme mécanisme de défense régressif.
Après avoir repris les caractéristiques de ces sujets énumérées par Fenichel et Ph. Greenacre, E. J. Carrell s'arrête à une remarque faite par ce dernier auteur : on trouve chez ceux qui « act out » une distorsion dans les relations entre l'action et le langage ou la pensée verbalisée, provenant le plus souvent de troubles graves de la 2e année.
Pour Carrell ces troubles proviennent d'une duplicité des figures parentales ressentie consciemment.
Tout se passe comme si dans les premières années de l'enfant les faits réels lui avaient semblé différents de ce qu'on disait de ces mêmes faits.
S'orienter vers la réalité par l'action et s'orienter vers la réalité par le langage auraient été deux modes indépendants et sans intégration réciproque adéquate.
Il s'agit ici de sujets sur qui on porterait, le diagnostic de névrose d'impulsion, troubles du caractère, ou qu'on qualifierait de psychopathes.
L'auteur conseille pour ces malades une longue période d'éducation du Moi avant de commencer une psychanalyse classique.
Bien entendu l'acting out peut aussi provenir d'exigences du Surmoi.
L. Dreyfus.