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Je crois que ce soir, et sans fausse humilité, nous pourrions tous, ou presque, nous écrier avec l'Intimé : « Ce que je sais le mieux, c'est mon commencement. »
En effet, même pour l'analyste le plus expérimenté, les problèmes posés par la fin d'une cure s'avèrent infiniment plus complexes, plus difficiles à résoudre que ceux qui se posent à tout autre moment de la cure. La tenue du présent colloque par elle-même en est déjà une preuve évidente.
En effet, un colloque sur les problèmes de début des analyses aurait bien peu de chances d'être tenu. Tout de même, lorsque l'on joue aux échecs et suivant la fameuse comparaison de Freud, c'est au début que l'on sait le mieux ce que l'on doit faire. Ce sont les débuts qui se trouvent le mieux codifiés. Mais plus on s'avance, plus le travail progresse, plus les problèmes qui se posent à nous deviennent complexes. On dirait d'une équation dont les termes se multiplieraient tandis qu'on tâcherait à la résoudre et dont une des inconnues en disparaissant, laisserait à sa place plusieurs autres, sans qu'on puisse entrevoir avec certitude la solution définitive.
Au point où nous en sommes arrivés de la discussion, ne voulant pas transformer ce « colloque presque terminé, en colloque interminable », nous nous bornerons à souligner les quelques points suivants :
Après avoir évoqué quelques difficultés en rapport avec l'incidence des réactions de contre-transfert sur la terminaison des analyses, après