You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Ellenberger, qui travaille actuellement à la Menninger Foundation, Topeka, Kansas, trace un tableau contrasté clair et précis des psychiatries européenne et américaine. Là où l'Européen parle de symptômes, poursuit des spécificités, fouille des diagnostics, cherche des causalités, l'Américain parle de problèmes, cherche des dynamismes, rejette les classifications, et ne se préoccupe que de résoudre concrètement des problèmes individuels et sociaux. L'Américain est avant tout un psychothérapeute, et toute sa psychiatrie est profondément réaliste, pratique et dynamique : analytiquement orientée. Par contre il ignore la génétique, les constitutions, la caractérologie et la phénoménologie moderne. Il utilise le terme de schizophrénie avec une libéralité désarmante par des Européens, et même pour des compatriotes de Bleuler : si bien que, comme l'exprime Ellenberger, plus on voyage, et moins on croit à la valeur des statistiques internationales …