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Freud a signalé l'existence d'une relation étroite entre la sensibilité cutanée et le masochisme. D'autre part, en se souvenant que Freud a parlé d'une origine biologique du masochisme, il est nécessaire alors d'envisager la douleur comme synergique, dans ce cas de l'excitation sexuelle.
Le prurit semble représenter cette association synergique de la douleur et du plaisir.
Le chatouillement, essentiellement agréable, serait une forme mineure du même phénomène que le prurit.
L'atteinte des voies neurologiques transmettant la douleur abolit également la sensation de prurit et de chatouillement. Il y aurait là un argument physiologique d'identité.
Le système douloureux de la peau contiendrait ainsi en lui-même son système de plaisir. Une stimulation intense détermine la douleur, une stimulation moyenne, le prurit, légère, le chatouillement.
L'intensité de la stimulation dépend :
— de facteurs externes ;
— de facteurs internes (locaux, généraux, émotionnels).
Le prurit n'est-il pas alors une manifestation témoignant de l'existence d'une base physiologique aux manifestations masochiques ?