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L'émotion dériverait de deux sortes de réactions viscérales autonomes et aurait sa représentation psychologique dans les notions de plaisir et de déplaisir. La psychologie de l'émotion a deux faces distinctes : l'affect, réaction cinétique interne et l'expression de l'émotion, sa manifestation extérieure.
Les composantes de l'affect sont triples : conscience des réactions viscérales telles que l'accélération du cœur, la tension musculaire, une sensation
de faiblesse ; conscience d'une action ou d'une impulsion vers une décharge motrice ; perception de l'affect en termes verbaux.
L'environnement et les influences culturelles conditionnent l'expression de l'émotion.
Réaction innée qui varie dans son intensité et suivant les stimuli qui la provoquent, l'anxiété est une réponse diffuse et non dirigée. A l'origine, sa fonction est défensive dans la sphère viscérale.
Plus tard, l'anxiété acquiert aussi une fonction de signal qui provoque les émotions de déplaisir secondaires et tertiaires qui sont plus dirigées et mieux organisées.
Les émotions secondaires de déplaisir sont la rage, la peur et la dépression associées respectivement à des réactions d'agression, de fuite et de soumission. Elles naissent de l'anxiété quand le moi mûrit et s'acquièrent en apprenant différents modes de comportement adaptés aux différentes situations de l'existence.
Les émotions tertiaires de déplaisir sont représentées par les sentiments de culpabilité, de honte et de dégoût. Ces émotions plus compliquées apparaissent en même temps qu'une structure plus complexe de la personnalité, comprenant le développement du surmoi.
Cette théorie aide à systématiser les nombreuses manifestations de l'émotion. La différence essentielle entre les émotions normales et anormales réside dans leur degré d'adaptation qualitatif et quantitatif à la cause qui les a fait naître.
L'émotion « inconsciente » a trait à l'émotion refoulée, mais l'affect en soi n'est jamais inconscient.