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(*) Julia Mannheim, Notes on a case of Drug addiction.
La malade dont il est ici question mourut à la fin de son traitement qui dura cinq ans. C'était une obèse, hypertendue, morphinomane pendant dix-huit ans et homosexuelle. Elle s'adressa à l'auteur, par amour pour une psychiatre qu'elle croyait en relation avec sa future psychanalyste. Elle avait l'habitude de conquérir ses objets d'amours homosexuelles — toujours plus âgés qu'elle — avec de l'argent qu'elle gagnait sur les hommes en jouant aux cartes. La liaison n'était jamais longue, car aux rapports homosexuels, la malade préférait des injections de morphine qu'elle se faisait faire par ses amies. Son histoire infantile avait été marquée par des séductions qu'exerçait sur elle un père très Don Juan et par les frustrations précoces, en particulier dans le domaine oral, dont sa mère avait été responsable. On trouve dans cette dépréciation des deux parents un reflet des frustrations parentales bilatérales décrites par Edith Jacobson dans le Complexe d'Œdipe des déprimés. Une phobie du sommeil put être rattachée à sa peur des rapports sexuels liés au souvenir de la scène primitive et à la naissance d'une petite sœur. L'analyse de la patiente est brièvement rapportée avec l'essentiel des élaborations interprétatives qui, à travers les reconstructions, mènent aux difficultés « paranoides » de la première année. La poussée hypertensive de la cinquième année est envisagée en fonction de la reviviscence des frustrations paternelles œdipiennes après une intervention gynécologique. Dans le cas « boder line », comme on s'y attend, le processus analytique strict ne put être maintenu. Dans les dernières semaines de la vie, son angoisse, liée à des craintes paranoïaques non touchées par le traitement, lui fit refuser un médicament indispensable et l'analyste n'eut pas le temps de s'interposer entre la patiente et son médecin, ce qui paraissait indispensable.
J. M. considère que la toxicomanie pouvait seule éviter l'apparition