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Les termes de connaissance, d'épistémologie, éveillent immédiatement une résonance philosophique. Dans les limites de ce rapport ils seront toutefois maintenus systématiquement sur le terrain scientifique, et plus précisément psychologique. D'autre part nous avons à traiter, à propos de la genèse et de la structure des mécanismes cognitifs, d'une quantité d'opinions se référant implicitement à des acceptions variées de ces notions. C'est dire que nous ne les prendrons pas dans un sens conceptuel rigoureux, mais les laisserons au bénéfice d'une définition très large. Pratiquement, ces définitions garderont réunies les significations différenciées par le Vocabulaire de Lalande, auquel plus d'un psychanalyste a déjà eu recours.
Connaissance désignerait l'acte psychologique (et pas seulement de la pensée) qui pose un objet en tant que distinct du sujet, avec l'impression de pénétrer et de « comprendre » cet objet de connaissance. Mais aussi le contenu de celle-ci (« les connaissances »).
Épistémologie ne se définira pas comme l'étude des méthodes scientifiques (méthodologie), mais comme l'étude critique des principes, hypothèses et concepts scientifiques en cause, destinée à déterminer leur portée objective. En outre la notion d'épistémologie recouvrira aussi la théorie de la connaissance, comme il est d'usage en langue anglaise, c'est-à-dire l'étude des problèmes que soulève le rapport du sujet et de l'objet dans l'acte de connaître. Dans quelle mesure ce que le sujet croit savoir correspond-il à ce qui est ? Sous cette forme traditionnelle, le problème ne concerne pas, en stricte méthode, la psychologie. Mais étant donnée la structure du sujet, quelles lois en découlent dans l'exercice de la connaissance, et en quoi cette dernière reflète-t-elle cette structure ? Sous cette forme relativisée, le même problème se viderait de son sens scientifique en dehors du point de vue psychologique. Ce double sens de l'épistémologie commande le double parti