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… C'est à La Salpêtrière que je me rendis tout d'abord. C'est un vaste ensemble de bâtiments qui, avec ses maisons à un étage, disposées en quadrilatère, ses cours et ses jardins, rappelle beaucoup l'hôpital général de Vienne. Au cours des ans, ses destinations ont été maintes fois modifiées et la première d'entre celles-ci se trouve indiquée par son nom lui-même (2) (comme chez nous la Gewehr Fabrik). Finalement, La Salpêtrière est devenue un hospice de vieilles femmes qui abrite plus de cinq mille personnes. Dans ces conditions, il allait de soi qu'un grand nombre de femmes atteintes de maladies nerveuses se trouvassent parmi les pensionnaires. Les premiers médecins des hôpitaux attachés à l‘établissement, Briquet par exemple, avaient entrepris d‘étudier ces malades (3). Mais un travail systématique et prolongé ne put être réalisé parce qu'il était habituel que les médecins des hôpitaux français passassent d'un hôpital à l'autre. De ce fait, ils changeaient souvent de spécialité jusqu'au moment où ils étaient nommés — couronnement