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Sigmund Freud naquit le 6 mai 1856, à 18 h. 30, à Freiberg en Moravie et mourut à Londres, 20 Maresfield Gàrdens, le 23 septembre 1939. Sa maison natale se trouvait au 117, Schlossergasse qui a été rebaptisée depuis et s'appelle actuellement Freudova Ulice (3).
Dans sa courte autobiographie (4) (rédigée en 1925), Freud écrit : « En ce qui concerne ma famille paternelle, je crois savoir qu'elle résida longtemps dans les pays rhénans (à Cologne), qu'à l'occasion de persécution contre les Juifs, au xive ou xve siècle, elle émigra vers l'Est pour revenir de Lithuanie, en passant par la Galicie, vers un pays de langue allemande : l'Autriche. » Lorsque les nazis promulguèrent leurs lois « raciales », Freud soutint mi-plaisamment, mi-amèrement, que les Juifs avaient au moins autant de droit que les Germains à vivre sur les bords du Rhin, puisqu'ils s'y étaient installés dès l'époque romaine, alors que les Allemands n'étaient encore occupés qu'à refouler les Celtes vers l'Ouest.
Dans sa jeunesse, Freud s‘était préoccupé de l'histoire de sa famille. Nous ignorons toutefois ce qui a pu lui faire admettre son origine rhénane et la localiser à Cologne en ne s'appuyant que sur le fait historique d'une installation des Juifs dans cette ville à l‘époque romaine. Chose curieuse, cette idée se trouva confirmée par la découverte en 1910, dans la cathédrale de Brixen, ville située dans le sud du Tyrol