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Au cours des cérémonies de ce jour, qui célèbrent le soixantième anniversaire de la Clark University, on a fait à la psychanalyse l'honneur de lui donner une place de choix dans la discussion scientifique. Prenant, dans ce symposium, la parole au nom de la psychanalyse, je voudrais rappeler à mon auditoire qu'une fois déjà, célébrant son vingtième anniversaire, la Clark University a entendu un psychanalyste. C‘était ce jour-là G. Stanley Hall, alors président de la Clark University, qui avait lancé l'invitation, et c‘était le fondateur de la psychanalyse, qui, hôte de la Clark University, présentait des théories nouvelles à son premier auditoire américain.
Si nous nous reportons quarante ans auparavant si nous comparons la journée d'aujourd‘hui et l'autre jour mémorable où la psychanalyse fut introduite dans la vie scientifique de l'Amérique, il est difficile de trouver des termes assez forts pour exprimer la différence entre le passé et le présent. L'auteur de L'origine et le développement de la psychanalyse [1] déclare dans ses conférences qu'il fut surpris, lorsqu'il vint à la Clark University, de constater que la psychanalyse dont il croyait qu'elle était inconnue aux États-Unis, était non seulement connue des professeurs de certains départements de l'Université, mais qu'on citait ses écrits au cours des conférences aux étudiants. Il savait très bien que c‘était un cas isolé et que, pour les professeurs de psychiatrie et de psychologie des universités des États-Unis les théories