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« La mort est également une nécessité à laquelle est fatalement soumis (1) l'individu vivant, qui fait par là retour à l'état minéral, »
Que l'on adhère ou non aux dernières théories de Freud sur la dualité des instincts, il est difficile de se dérober aux questions que sa conception de l'instinct de mort pose à l'esprit. Pourtant, Freud semble n'avoir attaché à cette théorie qu'une valeur toute spéculative : ne nous a-t-il pas confessé (2) qu'il n'aurait su dire jusqu'à quel point lui-même y croyait et que l'important était pour lui de pouvoir pousser ses idées dans cette direction jusqu'au bout de leur développement ?
Essayons donc d'examiner la question avec ce même détachement qui lui permettait d'aller d'autant mieux au fond des choses. Au reste, on peut sans doute plus aisément regarder en face ce redoutable « instinct de mort » si l'on n'y croit pas tout à fait : il est difficile d'aborder un tel problème sans que jouent aussitôt les interférences de notre sensibilité, voire de nos conceptions métaphysiques.
Les termes mêmes d' « instinct de mort » contiennent dans leur apparente contradiction une ambiguïté propice aux malentendus. Ils éveillent de tout autres images selon que l'on y voit une aspiration de l'homme au repos et à la paix éternelle ou que l'on y considère surtout l'horreur de sa propre destruction.
Et quoi de commun encore entre ces deux visions extrêmes, toutes