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Pour célébrer le centième anniversaire de la naissance de Freud, l'Association Internationale de Psychanalyse avait choisi Londres, parce que c'est là que Freud fut accueilli à la fin de sa vie, qu'il y trouva la demeure qu'il souhaitait d'avoir et que c'est là qu'il repose définitivement.
La Société anglaise de Psychanalyse prit à cœur d'organiser la réunion décidée sur son sol et y dépensa des trésors de dévouement.
Nous étions douze, sur environ soixante-quinze participants étrangers, à venir de France au titre de membres de la Société psychanalytique de Paris et de son Institut (1).
Dans la soirée du 4 mai nous fûmes très cordialement reçus à Mansfield House, la belle maison dans New Cavendish Street, qui est le siège de la Société et de l'Institut de Londres.
Dans l'exposition de livres et de manuscrits qui avait été préparée, où l'on pouvait voir de belles pages de l'écriture nette et artistement coulée de Freud, se trouvaient un livre de Charcot, un autre de Bernheim et un exemplaire de la Cure par le sommeil provoqué de Liébault, prêtés par le Dr Jones : nous savons que, malheureusement, le gros de la bibliothèque de Freud à Vienne avait été dispersé par les Nazis.
Le lendemain matin 5 mai, sous la présidence du Dr Gillespie, le Dr H. Hartmann, président de l'Association Internationale, fit une conférence très documentée sur le développement de la notion du Moi dans l'œuvre de Freud. Il dit, entre autres choses, que ce génial théoricien