You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Alors que pendant longtemps, on a suspecté les schizophrènes d'être incapables de transfert, aujourd'hui, tous les analystes qui s'occupent de ces malades sont unanimes à reconnaître la possibilité de relations transférales chez ces patients. Federn a été l'un des premiers à en démontrer l'existence.
Est-ce à dire que le transfert du schizophrène est identique à celui du névrosé ? Il est difficile de l'admettre lorsqu'on sait combien les schizophrènes se montrent inaptes à entretenir des relations objectales vraies, relations indispensables à la situation analytique. Mais avant de chercher ce qui différencie ces transferts, constatons que, comme dans l'analyse classique, le transfert constitue dans un traitement des schizophrènes, l'instrument capital de l'analyste. Ceci quelle que soit la catégorie de malades auxquels on a affaire. Cependant, il n'y a pas de doute qu'il existe des individus, diagnostiqués schizophrènes, qui, ainsi que Nacht l'a fait observer, sont plutôt des schizoides avec des troubles névrotiques, chez qui on trouve un transfert semblable à celui du névrosé.
Au contraire, les malades auxquels je ferai allusion dans ce travail, sont des individus ayant opéré une régression des plus sévères et dont le moi est très détérioré. Non seulement, les relations interpersonnelles sont inexistantes chez ces malades mais les relations intrapersonnelles sont profondément troublées, c'est-à-dire qu'ils ont perdu le sentiment de leur existence, de leur identité et de leur situation dans le monde. Dans leur enfance, on trouve presque toujours des frustrations répétées, une carence maternelle précoce et sévère. Les importants