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La psychologie génétique est loin de nous donner des renseignements précis, des données bio-psychologiques valables sur les différents stades du développement de l'enfant normal. Elle nous apprend peu de choses encore sur l'interférence des éléments de la personnalité en cours de développement. Faute de connaissances de base dans ce domaine, le psychothérapeute en est réduit à tirer des hypothèses et des directives de l'observation des troubles du développement, sans avoir la possibilité de confronter les observations tirées de l'étude de la nature du dynamisme et de l'évolution de ces troubles avec des données suffisamment précises quant à l'évolution de l'enfant normal. A ce stade élémentaire de son travail, le psychothérapeute tend déjà de ce fait vers la subjectivité. N'est-il pas tout naturellement tenté de perdre de vue l'ensemble de la personnalité de son malade ?
Par une étude fouillée de l'anamnèse du patient, des influences plus ou moins pathogènes du milieu familial, des conditions éducatives, sociales ou scolaires — à ces recherches s'ajoute évidemment un examen approfondi sur le plan physique — le thérapeute s'efforcera de relier les troubles constatés à des causes précises. Il se heurtera alors, dans le domaine de la psycho-pathologie cette fois, à de nouveaux problèmes non encore résolus, ceux de la constitution, de la disposition, de la