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La communication de M. Jean-Paul Poisson (1) insiste avec raison sur la nécessité de renforcer les liaisons entre la psychanalyse et la recherche sociologique. On peut cependant regretter que l'exemple proposé par l'auteur ne soit guère de nature à entraîner la conviction. La fréquence du choix par les femmes de régimes matrimoniaux de communauté viendrait, selon lui, à l'appui des conceptions sur le caractère essentiel du « masochisme » féminin.
Cette affirmation semble reposer sur une description purement formelle d'un fait social et ne fait pas sa juste part au jeu des motivations qui s'expriment dans l'élaboration des contrats de mariage.
Oh soutient que « les femmes, dans leur majorité, au heu de choisir le régime de la séparation de biens qui leur assurérait la propriété de leur fortune et la libre administration de celle-ci, choisissent volontairement des régimes de communauté qui les privent au profit du mari de l'a libre administration et souvent de la propriété de leurs biens ». Mais le choix du contrat est-il vraiment, dans la plupart des cas, le fait des femmes elles-mêmes?
En France, ce choix résulte généralement d'échanges de vues entre les pères des jeunes mariés, l'avis de ces derniers important fort peu. C'est sur ce point que psychanalystes et sociologues auraient à réfléchir en explorant les raisons pour lesquelles le père de l'épouse accepte plus volontiers un régime de communauté…
Pourquoi préfère-t-il confier à son gendre la gestion de la dot de sa fille ?
Un premier élément important réside dans la conception qu'il se fait de l'infériorité de sa fille par rapport à son futur époux. Pour plusieurs raisons qu'il conviendrait d'approfondir, il juge que la tutelle qu'il, a exercée sur sa fille doive être prolongée par celle de son beau-fils.