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Les contributions à une meilleure connaissance de la bibliographie intime de S. Freud ne peuvent jamais nous laisser indifférents, mais elles éveillent tout spécialement l'attention, quand elles se rapportent à cette période de sa vie qui a immédiatement précédé la naissance des concepts et de la méthode psychanalytiques.
A ce titre, l'article particulièrement documenté de S. Bernfeld est d'un puissant intérêt.
Les travaux de Freud sur la cocaïne ne sont pas qu'un incident dans sa recherche. Ils sont intimement liés à son histoire, dans une période particulièrement significative : celle où, sous l'empire des difficultés matérielles, il a abandonné sa vocation de recherches théoriques pour se consacrer à l'exercice pratique de la médecine. C'est l'époque du renoncement et des fiançailles, ces fiançailles qui vont limiter justement sa part aux découvertes sur la cocaïne. Cette déception ne sera sans doute pas étrangère à la vigueur avec laquelle il défendra le toxique, dont les ravages feront bientôt l'unanimité contre lui. Les troubles oculaires du père de Freud, comme l'aide qu'il pensait aussi apporter à son collègue, maître — et en fait rival — Fleischl, contribueront aussi aux motivations de cet intérêt.
Quoi qu'il en soit, l'importance de cet épisode et son retentissement sont