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Après avoir rappelé les définitions de l'intuition (de Descartes à Jung et en passant par Bergson), l'auteur tente de préciser la nature du travail analytique avec les schizophrènes. Il insiste en premier lieu sur le mode de penser de ces malades qui est essentiellement sensitif (images visuelles) et intuitif ; alors que notre mode de pensée consciente diffère du processus du rêve, le schizophrène pense comme s'il était constamment en état de rêve. La difficulté majeure du traitement consiste dans la nécessité de suivre cette pensée intuitive et sensorielle. L'analyste doit se mettre au même « diapason » que le malade, avec le même « potentiel d'anxiété » sans pour cela se sentir menacé et sans craindre pour l'intégrité de son propre moi. Le degré de réussite est conditionné par cette attitude, sans laquelle on peut voir apparaître une résistance contre-transférentielle qui, à son tour, vient inhiber la pensée intuitive.