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Ce numéro de la revue est presque entièrement consacré au problème de l'anxiété.
Après avoir longuement discuté le concept de l'anxiété, qui, parfois se confond avec celui de l'angoisse, les auteurs insistent d'une façon inégale sur la place centrale qu'occupe le problème de l'anxiété dans la théorie et la clinique psychanalytiques.
Deux sources principales nourrissent les idées émises dans ces travaux : d'une part, l'expérience psychanalytique de l'anxiété considérée comme un Stress, et d'autre part, les expériences cliniques des auteurs qui s'appuient aussi bien sur les premiers travaux de Freud que sur ses derniers écrits.
Deux conclusions principales sont à tirer : la plus valable est celle de Freud lui-même qui envisage l'anxiété comme une fonction de défense du Moi. La deuxième, moins clinique, s'appuie d'une façon moins manifeste, sur la théorie de Melanie Klein faisant de l'anxiété un système de défense qui s'intégre dans une organisation plus primitive, voire phylogénétique et archaïque. Ce n'est qu'ultérieurement, après un développement secondaire, que cette même anxiété primitive s'organise dans un système plus évolué s'intégrant dans les fonctions plus articulées du Moi.