You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
En abordant ce problème, l'auteur dit se heurter à une double difficulté : 1) Le peu de place que cette question occupe dans la littérature psychanalytique ; 2) La conception même de l'appareil psychique, tel qu'il est envisagé dans la théorie psychanalytique et qui rend difficile la compréhension de ce problème. Tout d'abord, il essaie d'envisager la théorie de l'Ego comme un système de relation d'objets en rapport avec d'autres systèmes. La douleur, considérée comme un affect, analogue à l'anxiété, est un signal d'alarme avertissant le Moi des menaces qui assaillent le corps (considéré lui-même comme un objet). Ainsi, selon l'auteur : 1) Le Moi ne coordonne pas seulement les relations avec les objets extérieurs et internes, mais aussi avec le corps considéré comme « objet » ; 2) La douleur est un affect dans la mesure où elle est envisagée dans ses relations avec le Moi et le corps ; 3) Du point de vue génétique, au stade où la différenciation n'est faite qu'entre le Moi et le Non-Moi, mais non pas entre le Moi et les objets, il n'y a ni douleur ni anxiété au sens « adulte » du terme : il n'y a que ce qu'on devrait appeler « douleur-anxiété » indifférenciée. Dans un stade ultérieur du développement, quand l'enfant arrive à distinguer entre son corps propre et celui dé sa mère la « douleur-anxiété » évolue vers une différenciation et que la douleur comme l'anxiété se structurent en systèmes de défense.