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W. Silverberg définit tout d'abord la prise de conscience. Celle-ci consiste à se libérer du surplus d'affects inconscients qui inhibent ou intensifient nos processus intellectuels conscients et nos attitudes envers la vie.
Pour arriver à cette prise de conscience analytique, il faut non seulement éliminer les obstacles à la compréhension dus au refoulement mais aussi ceux qui proviennent de l'absence de verbalisation, de formulation et d'intégration de certaines perceptions, absence qui a entraîné des conséquences variées.
Dans certains cas où le malade se livre à de l'acting out, une prise de conscience des raisons qui le poussent à agir ainsi ne l'empêche pas de recommencer. Souvent le malade ne se rend pas compte qu'il a répété son acting out jusqu'à ce que la même interprétation lui soit donnée.
Il s'agit là pour l'auteur d'une véritable résistance à la prise de conscience.
L'effet de la prise de conscience, sur cet effort complexe et très important (quoique totalement inadapté) qu'est l'acting out, est libérateur si le malade est déjà assez libéré pour accepter des points de vue caractéristiques d'une personnalité évoluée (renoncer à l'omnipotence, à l'efficacité de l'agression et à une estime de soi basée sur ces données).
Au contraire un malade qui ressent la situation analytique comme une discipline imposée peut étendre cette conception aux interprétations et aux prises de conscience.
Elles lui rappellent des expériences infantiles où les parents « parlaient raison » pour obtenir de l'enfant son adhésion à des ordres ou des principes.
Il s'agit alors de faire sentir au malade son attitude vis-à-vis de la prise de conscience.
L'exposé d'un cas illustre cette thèse.