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Contrairement à ceux qui pensent (Ford, Kinsey, Beach) que les perversions sont une question d'adaptation de l'individu à la société dans laquelle il vit, Otto Sperling pense que les perversions sont des maladies, il en donne
pour preuves la gratitude et le plus grand bonheur de ceux qui en sont guéris.
Il distingue la perversion vraie de la perversion induite. Dans celle-ci le meneur remplace le surmoi.
Dans la perversion vraie, les parents eux-mêmes ont orienté le surmoi de leur enfant dans la voie de la perversion. Ils ont empêché l'expression de ses tendances sexuelles normales. La perversion est devenue une défense contre les souhaits œdipiens.
L'auteur admet que certaines professions attirent les homosexuels, mais pense que si un maître éminent de cette profession requérant un enseignement personnel est un pervers vrai, il pourra créer me tradition dans la profession en ne choisissant comme élèves que des pervers. C'est ainsi qu'il explique l'apparition de perversions institutionnelles.
En ce qui concerne le traitement, le pronostic est meilleur dans les perversions induites.
Plus le surmoi est divisé et plus forts sont les pouvoirs de synthèse du moi, plus grandes sont les chances d'éliminer le corps étranger et de reconstituer un surmoi normal.