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Ce travail discute des différentes façons de prendre en mains le malade, et en particulier de la question de savoir si l'établissement d'un diagnostic est un préliminaire nécessaire. C. Rogers tient que non, et que toute la responsabilité de la direction de la relation thérapeutique doit être laissée au patient. Sans s'effacer aussi complètement, nombre de psychiatres américains tiennent que l'établissement d'emblée d'une relation thérapeutique importe avant tout. On sait que le médecin peut abuser de sa supériorité scientifique et de son auréole magique pour mystifier le malade et éviter le dialogue avec lui. Meyers rappelle qu'il constitue en réalité auprès du malade un expert à qui l'on a recours.
L'expérience de l'auteur à la Menninger Clinic (consultations externes) est que « le traitement débute au premier contact avec le malade et marche de pair avec le diagnostic ». C'est une vue typiquement psychanalytique appliquée au travail rapide d'une consultation de neuropsychiatrie : telle est « l'attitude évaluative ». Il est évidemment très dangereux de réduire le malade à l'état d'une étiquette. L'un des buts les plus importants du processus d'évaluation consiste à dévoiler au patient les mécanismes inconscients qui le font lutter contre l'aide qu'on lui donne ou qu'on entreprend de lui donner.
Des exemples sont donnés.