You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Dans les expériences rapportées au cours de cet article, des sujets associent pendant 15 secondes sur une série successive de 40 mots.
Sur ces 40 mots, six ont été choisis par les expérimentateurs, comme signaux déclenchant dans les secondes à suivre un choc électrique. Les sujets ne sont pas avertis de cette relation. Des interviews qui ont suivi les expériences ont montré que, dans l'extrême majorité des cas, les sujets ne se sont pas aperçus de la liaison existant entre le mot et le choc électrique.
Parallèlement, un groupe témoin fut averti de la concordance entre le mot et le signal.
Bien que n'ayant pas conscience de la relation, les sujets non avertis développent rapidement des manifestations autonomes révélant l'existence d'une anticipation au choc. Cette anxiété s'étend d'ailleurs à d'autres mots reliés aux termes déclenchants. Ainsi, les sujets électrisés après le mot « vache » développent des réactions avec d'autres mots en relation avec la vie rurale.
La rapidité avec laquelle s'établissent ces phénomènes montre l'aptitude à l'angoisse de la race humaine.
Les courbes de conditionnement des sujets avertis montrent une tendance rapide à la stabilisation, à la non-généralisation.
Le niveau de l'aptitude à l'angoisse d'un sujet peut être aussi mis en relation avec ses tendances à établir et à généraliser des signaux d'anxiété. Lorsque ce niveau est bas, le conditionnement est plus net, la généralisation peu marquée. Cela impliquerait un pouvoir discriminatoire élevé.
Des méthodes de ce type devraient permettre une étude expérimentale des processus émotionnels inconscients.