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Les auteurs distinguent trois sortes de sorties irrégulières :
Sorties contre l'avis médical ;
Absence en dehors des sorties officielles ;
Sorties disciplinaires.
Ils estiment que, de ce fait, 50 % des tuberculeux ne profitent pas des progrès de la thérapie tuberculeuse (cette proportion est très loin d'être atteinte en France).
Les situations objectives, race du malade, situation familiale, distance au foyer, n'expliquent pas cette situation. Par contre, le problème s'éclaire en étudiant le mode d'adaptation à la vie sanatoriale. Le tuberculeux, brusquement retiré de sa vie active, est plongé dans une ambiance de soins et de dépendance, ambiance s'atténuant avec son amélioration. Il a alors tendance à refaire toute l'évolution affective de son enfance, en passant du repos complet au lit à la période « adolescente » précédant sa sortie. Le mode de résolution des conflits de l'enfance va donc avoir une grande importance sur l'évolution de la cure. Lorsque ce mode s'est orienté vers des mécanismes impulsifs, ou des passages à l'acte, la tendance à interrompre la cure sera maxima. Il en est de même lorsque les malades restent rigidement attachés à des personnes extérieures à l'établissement. L'attitude des médecins et du personnel des sana peut contribuer à réactiver certains conflits des patients et précipiter la rupture.
La compréhension de ces mécanismes devrait permettre des attitudes prophylactiques.