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Les auteurs rapportent le cas d'une patiente dont la première attaque asthmatique eut lieu à l'âge de 72 ans. L'intérêt de cette observation réside dans la rareté d'un cas si tardif et par la mise en évidence de facteurs émotionnels dans la précipitation de la crise. Ces facteurs étaient en rapport avec le fait que cette femme se trouvait sous la menace de quitter la maison qu'elle habitait depuis 40 ans. Cette malade n'avait jamais quitté les personnes auxquelles elle était émotionnellement attachée, sa mère, son mari, son fils. Sa mère puis son mari décédèrent sans qu'il apparaisse autre chose que des manifestations normales de deuil. Comme il arrive fréquemment, l'attachement de la malade s'était peu à peu fortement greffé sur son logis et c'est la menace de quitter ce dernier qui précipita la crise.
Les auteurs insistent sur le fait qu'ils ne veulent pas dire que l'asthme soit uniquement dû dans ce cas aux facteurs émotionnels mais, que cette observation montre combien ces facteurs peuvent venir déclencher le trouble.