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Dans la théorie de traitement psychanalytique la position de l'analyste n'a été, jusqu'à présent, considérée que de deux points de vue : 1) Situation de l'analyste analogue à celle d'un bon parent vis-à-vis de l'enfant, c'est-à-dire sa dévotion, son désir d'aider, et son rôle d'éducateur ; 2) L'autre point de vue souligne en général les tendances et les attitudes des analystes qui interviennent analytiquement (contre-transfert, contre-identification, et ce que cela implique comme méthode corrective de l'analyse).
Reprenant les idées de Ella Sharpe (1930-1947), Barbara Low (1935), Balint (1939, 1950), l'auteur souligne la résistance des analystes à admettre les gratifications, matérielles et psychologiques que l'analyste tire de la situation analytique. L'auteur explique cette résistance par la croyance répandue, selon laquelle les parents doivent se consacrer au bien-être de l'enfant, comme le médecin à son malade et le savant à sa science, d'une façon désintéressée. Alors qu'en réalité, la mère a autant besoin de son enfant que ce dernier d'elle pour satisfaire toutes sortes de besoins. II en est de même dans toute situation de couple et, en particulier, la situation analyste-analyse. Cette situation se trouve nécessairement faussée si l'analyste n'est pas à même de reconnaître ce qu'il tire lui-même comme gratifications des besoins. Chacun des membres du couple donne et reçoit et, de ce fait ils ont surtout besoin l'un de l'autre.