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L'auteur tente de définir le concept du contre-transfert, dernièrement très souvent employé, sans préciser les notions qui s'y attachent. Il reprend, en particulier, les idées d'Annie Reich, qui affirme que le contre-transfert est une première nécessité chez l'analyste, sans lequel l'intérêt dans la situation analytique cesserait d'exister. L'auteur admet qu'il convient mieux de considérer le contre-transfert plutôt comme un transfert de l'analyste dans lequel il différencie ce que Racker appelle « contre-transfert neurosis ». Cette entité correspond à la part « théologique » du transfert de l'analyste à l'égard de l'analysé, généralement nuisible à la thérapeutique. L'auteur développe les conséquences des libérations des affects dans ces conditions et leur influence sur le malade.
Dans ce travail l'auteur introduit deux notions définissant l'attitude de l'analysé et de l'analyste. La première étant anaclitique (c'est-à-dire l'analysé s'appuyant sur l'analyste), la deuxième diatrophique (c'est-à-dire attitude de soutien).