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Modifier dans tel ou tel cas la ou les règles fondamentales de l'analyse, et en particulier la position du patient, c'est une décision qui pose un problème à deux faces ; les motifs de cette décision peuvent être déterminés tant par les réactions de l'analyste que par l'état du patient. Les considérations tenant à l'inconscient de l'analyste peuvent obscurcir celles qui tiennent objectivement à la situation présente de l'analysé.
Si l'analyste a envie ou peur de briser là une des règles analytiques, c'est qu'il s'introduit dans l'analyse un troisième personnage : celui de l'analyste de l'analyste, et, derrière celui-là, de Freud, père de la psychanalyse. Le besoin de briser avec la règle provient d'une révolte profondément cachée au for de l'analyste ; l'aspect technique du problème est relégué au second plan par la lutte de l'analyste avec son propre Surmoi. L'analyste peut céder à la révolte ou à la fuite sans que l'analyse en cours ait besoin d'aucune modification de rituel, ou au contraire il peut résister obstinément à l'opportunité réelle d'une modification du rituel. Il y a là un problème d'analyse didactique, et il importe donc que celle-ci dure après que les contrôles aient été commencés.
Pour finir, S. Allen donne quelques exemples des cas où elle jugea opportun de modifier la règle et de faire asseoir son patient. Ce sont, dans l'ensemble, des cas en marge de la psychose, avec une anxiété non liée très importante, dans certains cas recouverte par une grande rigidité affective, des cas où le patient est assailli par la peur que la moindre de ses manifestations puisse le détruire ou détruire l'analyste.
Ces considérations sont venues à l'auteur à la suite du dernier Congrès de Genève, où il fut question de modifications des règles analytiques sans qu'elle y trouvât assez d'ordre à son gré.