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C'est avec un vif intérêt que j'ai pris connaissance — pour la première fois lors de sa publication — de l'article de Mme Dreyfus-Moreau (4). Notre confrère y relate entre autres, une expérience que nous fîmes en commun. La lecture de ce travail dans lequel je suis cité m'amène à présenter plusieurs remarques sur des points qui me paraissent mériter des précisions.
La description du mode d'investigation psychodynamique: « En créant par un silence volontaire une situation d'angoisse, nous obligions le patient de recourir d'emblée à ses moyens de défense habituels… » (p. 334), appelle notamment quelques commentaires.
Notre technique était peu différente de celle classiquement décrite à propos des premiers entretiens avec le malade: L'investigateur s'efforce de se montrer neutre et pose avec souplesse de rares questions. Le sujet ainsi examiné met immédiatement en avant ses défenses d'une manière qui lui est caractéristique et s'oriente de lui-même toujours vers le nœud de ses problèmes. En laissant au malade le plus de liberté possible « l'ordonnance même de son discours est souvent révélatrice et de ses procédés de défense habituels et des points névralgiques de ses relations au monde » (1). En outre « un examen aussi systématique que l'on peut souhaiter peut être conduit sans systématisation apparente » (id.).
Cependant nous utilisions également la méthode de l'anamnèse associative employée par Félix Deutsch en médecine psychosomatique et il nous est arrivé d'avoir une attitude plus active en provoquant plus ou moins explicitement des associations sur tel ou tel symptôme ou événement (ceci souvent en reprenant seulement les termes mêmes que le malade laissait dans l'ombre pour des raisons conflictuelles) (2). Dans ce cas il convient de ne pas laisser passer le moment propice à l'introduction