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Malgré leur extension très rapide et le succès qu'ils rencontrent, on est forcé de convenir que, dans notre pays comme dans beaucoup d'autres, les Services d'Hygiène mentale ont jusqu'ici une activité qui ne répond que de façon très imparfaite à l'objectif que leur assigne leur dénomination. Plus souvent qu'en prévention des troubles mentaux, c'est essentiellement en dépistage, en mesures thérapeutiques ou en placements aussi précoces que possibles que consiste le travail des consultations organisées par ces Services.
Sans doute peut-on valablement faire observer que, devant l'indigence de notre équipement psychiatrique actuel, il faut aller au plus pressé et que le dépistage précoce constitue d'ailleurs une mesure de prévention pour l'entourage, plus importante qu'il n'apparaît à première vue. Il n'en reste pas moins que ce problème des moyens susceptibles d'améliorer la santé mentale, ainsi que de prévenir les troubles mentaux, nous semblait depuis fort longtemps un sujet de réflexions et de recherches indispensables à l'orientation qu'il convient de donner à un organisme comme le Service de Prophylaxie mentale de l'O, P. H. S. dont nous sommes chargé.
Il nous avait semblé fort souhaitable d'aller voir en Angleterre la structure et le fonctionnement de certaines réalisations dont la description