You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Ces deux rééditions ont paru récemment. Ce sont deux classiques. La première a le charme vétusté et un peu inutile pour nous de Pépoque où elle a été élaborée. Comme le dit Th. Simon, cette brochure, à Pexception des courbes Bonnis, est la reproduction à peu près intégrale du bulletin n° 70 de la Société Alfred-Binet (1911). Les gravures, les figures à comparer, les figures avec des lacunes, pieusement conservées depuis 50 ans (on les trouve déjà dans VAnnée psychologique de 1908) ont survécu aux stations de métro et aux becs de gaz de la même époque. Les enfants ne s'en étonnent-ils pas? Certes, parmi les initiateurs de la psychologie moderne non-psychanalytique, A. Binet est peut-être le plus important, le plus scientifique, le plus complet et le plus actuel. Mais la mémoire de ce travailleur génial et d'une infatigable curiosité, méritait mieux qu'une reproduction intégrale et momifiée de son travail de 1911. C'est de l'étranger qu'est venu le rajeunissement du Binet-Simon, ou plus exactement c'est aux Etats-Unis que l'œuvre de Binet a continué de vivre. Lisez en effet la préface de H. Piéron et l'introduction de Cesselin, du deuxième de ces classiques, vous y verrez résumer l'essentiel des critiques adressées au Binet-Simon et aux courbes de Bonnis, la discussion de la notion de Q. L, la nécessité d'étalonnage français. Remarquons en passant que les mots de « mesure, d'évaluation » sont trompeurs. Disons une fois de plus qu'on ne mesure pas l'intelligence, mais qu'on compare (grâce à des étalonnages) les comportements intelligents soit d'individus de deux âges donnés, soit d'individus d'un âge ou (et) d'un groupe social donné.
M. Bénasse.