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Dans cette conférence, prononcée à l'occasion des cérémonies du centenaire de Freud à Londres, H. H. analyse l'évolution du concept du Moi dans l'œuvre freudienne. Il en voit les sources historiques, signalées par Freud, dans Vinter-prétation des rêves chez Meynert qui distinguait le Moi primaire (représentant sa part précoce et inconsciente) et le Moi secondaire qui se constitue quand l'enfant distingue son corps de l'environnement.
Tout d'abord Freud a insisté sur les fonctions de défense du Moi, et ceci déjà dans ses Études sur Vhystérie, ce qui l'amènera à valoriser le rôle pathogène des conflits dans la genèse des symptômes. Dès cette période, Freud concevait le Moi comme un appareil complexe à fonctions multiples: système, perception, conscience, sentiment de sa propre existence, etc.
Freud se détourne ultérieurement de l'étude du Moi vers celle des instincts et la Libido sexuelle. En entreprenant la tâche de comprendre la déviation des instincts, il introduisit les notions de formation réactionnelle et de sublimation et dès Uhomme aux rats, sont remarquablement étudiés les mécanismes défensifs du Moi (répression, isolation, déplacement).
Il introduisit vers 1920 les notions d'instincts et de Libido du moi (libido narcissique). Cette instinctualisation du Moi ne semble pas avoir satisfait Freud